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Ma chronique sur : « Un bûcher sous la neige » de Susan Fletcher

Hello !

Aujourd’hui, je voulais vous parler d’un roman que j’ai souvent vu passer sur Youtube, Bookstagram ou la blogosphère. Un livre dont l’histoire a su émouvoir de nombreux lecteurs et qui a recueilli de nombreuses bonnes critiques : Un bûcher sous la neige.

Résumé de Un bûcher sous la neige de Susan Fletcher

Au coeur de l’Ecosse du XV siècle, Corrag, jeune fille accusée de sorcellerie, attend le bûcher. Dans le clair-obscur d’une prison putride, le révérend Charles Leslie, venu d’Irlande, l’interroge sur les massacres dont elle a été témoin. Mais, depuis sa geôle, la voix de Corrag s’élève au-dessus des légendes de sorcières et raconte les Highlands enneigés, les cascades où elle lave sa peau poussiéreuse. Jour après jour, la créature maudite s’efface. Et du coin de sa cellule émane une lumière, une grâce, qui vient semer le trouble dans l’esprit de Charles.

Si je n’aime pas les histoires de sorciers en tout genre, je suis plus intriguée en ce qui concerne les histoires sur ces pauvres femmes accusées de sorcellerie sous divers prétextes tordus comme c’était si souvent le cas à une certaine époque. Adolescente, j’avais commencé à lire Le montreur de marionnettes de Tanja Kinkel, qui traitait de ce thème mais la cruauté du début du roman m’a empêchée de le poursuivre. Et puis j’ai lu la chronique enthousiaste de Juliette (@tenant_of_hamley_hall) sur sa rencontre avec Corrag et j’ai eu envie de sauter le pas.

Un bûcher sous la neige est un récit en plusieurs parties, soit autant de vies vécues par Corrag, la narratrice. Chaque partie représente une période précise, des événements décisifs de sa vie qu’elle va nous conter du fond de sa cellule sale et sombre. Des moments de sa vie qui vont conduire au massacre de Glencoe (réellement survenu le 13 février 1692) et de la raison pour laquelle Corrag se retrouve dans une cellule, sur le point d’être brûlée vive sur la place publique.

J’ai eu l’impression que Corrag s’adressait à moi, mais en premier lieu, elle parle au révérend Charles Leslie, venu l’interroger sur ce qu’elle a vu lors du massacre de Glencoe pour savoir si le roi Guillaume a organisé cette nuit sanglante. Charles arrive auprès de Corrag empli de craintes et de préjugés sur cette sorcière. On ne connaît son ressenti qu’à la fin de chacun de ses entretiens avec Corrag, lors des lettres qu’il écrit à son épouse. Au fil du récit de Corrag, Charles va voir ses préjugés tomber et son cœur s’attendrir sur cette frêle jeune femme dont le sort funeste qui l’attend lui est de plus en plus difficile à accepter.

La narration peut prendre par surprise au début du roman, mais on rentre très vite dans l’histoire et on entend la petite voix de Corrag nous conter son histoire avec poésie et simplicité. Corrag parle avec une sincérité qui transperce les mots pour toucher le cœur du lecteur. On voit tout ce que cette pauvre fille a subi et pourtant elle reste d’une bienveillance, d’une résilience, d’une sensibilité qui ne peuvent qu’émouvoir. Avant le récit sur la tuerie de Glencoe, l’histoire de Corrag c’est surtout un récit sur ces femmes qu’on appelait « sorcières » dès lors qu’elles ne rentraient pas dans le moule : célibataire, mère élevant seule son enfant, femme qui connait les plantes et s’en sert pour guérir, femme qui refusait de céder aux avances d’un homme du village… Dès qu’il y avait un fait étrange, on leur imputait tous les maux de la terre et elles étaient bonnes pour être lapidées, pendues, noyées ou brûlées vives. C’est révoltant, choquant, triste et touchant, et jai aimé la réflexion de Corrag lorsqu’elle fait le parallèle entre elle, qu’on accuse de servir le diable parce qu’elle vit dans la nature et soigne par les plantes, et son geôlier qui blasphème contre Dieu de la pire façon et qui est pourtant libre comme l’air.

J’ai été très touchée par la personnalité de Corrag, ce beau personnage qui aime la vie et tout ce qu’elle apporte, du coucher de soleil aux clapotis de l’eau sur une feuille ; qui renomme certains éléments de la nature en fonction de ce qu’ils lui évoquent ; qui aime sans rien attendre en retour. alors qu’elle avait promis à sa mère de ne jamais ouvrir son cœur afin de ne pas être déçue… Nous vivons le récit à travers ses yeux et le temps passe très vite tandis que nous marchons dans la neige, chevauchons une jument fidèle ou nous baignons dans un lac à ses côtés. A cet égard, la plume de Susan Fletcher est à la fois fluide et sensorielle, pleine de douceur et de poésie.

Le récit gagne en intensité dès lors que le massacre de Glencoe approche. Ces passages sont tristes et emplis de tension car Corrag va tout faire pour aider le clan MacDonald à réchapper de cette tuerie (raison de son arrestation) et nous savons que certaines personnes rencontrées sur sa route ont péri et on a le cœur serré en découvrant les victimes. Et plus on s’approche de la fin du récit de Corrag et plus on redoute de la voir périr sur le bûcher… Je ne révélerai rien sur la fin du roman mais j’ai refermé le livre en étant très émue, touchée par ce personnage fort et beau, aussi attachant qu’inspirant.

J’ai eu un peu la même sensation que lorsque j’ai lu Là où chantent les écrevisses : la sensation évidente que tout comme Kya, Corrag est une héroïne que je n’oublierai pas.

Comme beaucoup avant moi, je recommande chaleureusement cette lecture qui a été un beau coup de cœur

Vous avez lu Un bûcher sous la neige ? Il vous tente ?

Justine

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8 commentaires sur « Ma chronique sur : « Un bûcher sous la neige » de Susan Fletcher »

  1. Je n’ai pas lu ce livre (j’ai un autre titre de l’autrice dans ma pal) mais c’est tout à fait le genre d’histoire susceptible de me plaire. Voyant ce titre partout en ce moment, et avec tes mots en plus, je suis absolument tentée par cette lecture !

    Aimé par 1 personne

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