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Ma chronique sur : « The Three Colonels : Jane Austen’s Fighting Men » de Jack Caldwell

Couverture du livre
  • Résumé :

Le colonel Brandon coule des jours heureux à Delaford auprès de sa femme Marianne et de leur fille Joy. Le colonel Fitzwilliam est quant à lui aux prises avec des problèmes familiaux concernant le domaine de Rosings Park et les sentiments amoureux qu’il n’ose avouer à sa cousine, Anne. Et enfin, le colonel Bufford, dont la réputation sulfureuse n’est plus à faire, a semble-t-il trouvé le véritable amour en la personne de Miss Caroline Bingley. Les trois colonels vont pourtant devoir quitter les personnes qui leur sont chères lorsqu’ils sont appelés sur les champs de bataille après que Napoléon ait quitté l’île d’Elbe. Les trois colonels vont-ils rentrer vivants de la bataille de Waterloo ?

  • Mon avis :

Ce livre me faisait de l’œil depuis sa sortie en 2012 ! Mais à l’époque je ne lisais pas de romans en anglais comme aujourd’hui et j’espérais une traduction française. Comme cette traduction ne s’est jamais faite et que mon niveau de lecture en anglais s’est amélioré, je n’ai pas hésité à acheter le roman d’occasion (il est difficile à trouver à un prix raisonnable à moins de lire sur Kindle !). Personnellement, j’ai trouvé mon bonheur sur le site Abebooks pour 5€.

Colonels Brandon, Fitzwilliam et Bufford au rapport !

Dans The three colonels : Jane Austen’s fighting men, Jack Caldwell a mis en lumière des personnages qui sont souvent délaissés par les auteurs d’austeneries, tels mon cher colonel Brandon (mon héros austenien préféré) et le colonel Fitzwilliam. Ainsi nous retrouvons les personnages de Raison et Sentiments et Orgueil et Préjugés, mais aussi quelques apparitions ou mentions de personnages issus de Mansfield Park, Northanger Abbey ou encore Persuasion (pour ce dernier, c’est même assez cocasse !). Et puis il y a le troisième colonel du titre, le colonel Bufford. Ce dernier a été inventé par Jack Caldwell et a une place importante dans l’histoire. Homme à femmes, précédé par une réputation peu reluisante, il va tomber amoureux de Caroline Bingley.

Les relations entre les trois colonels sont bien écrites, l’auteur fait bien passer leur amitié et a su retranscrire les personnalités des personnages créés par Jane Austen tout en tenant compte de leur évolution. Ainsi, j’ai particulièrement aimé le traitement du couple Brandon (et je suis très exigeante à leur sujet !). Même s’ils prennent une place plus fréquente dans l’histoire assez tardivement par rapport aux autres, ça vaut le coup : Marianne a gagné en maturité tout en gardant ce petit côté passionné tandis que le colonel Brandon reste le même, mais en un peu plus enjoué. Leur couple est décrit avec beaucoup de tendresse et on les sent profondément amoureux. Donc, bravo et merci à l’auteur pour cela !

Pour ce qui est des personnages d’Orgueil et Préjugés, j’ai beaucoup aimé la manière avec laquelle le personnage de Caroline Bingley est abordée. L’auteur a choisi un parti-pris intéressant en la liant d’amitié… avec Mary Bennet ! Cela peut surprendre au premier abord, mais les raisons qui ont conduit à cette amitié à priori improbable sont plutôt crédibles et j’ai aimé que le personnage de Caroline ne soit pas transformé en oie blanche malgré cela. Sa relation avec le colonel Bufford a une place importante dans le roman et je les ai trouvés plutôt sympathiques. Petit bémol pour leurs scènes d’intimité cela dit : on a droit à leur nuit de noces détaillée ! Alors je ne suis pas contre la sensualité ou des scènes intimes lorsqu’elles sont décrites avec élégance et sans détails, mais là ce n’était pas le cas et j’ai trouvé que c’était assez gratuit et pas très austenien pour le coup.

L’histoire personnelle du colonel Fitzwilliam m’a beaucoup plu. Il est question du domaine de Rosings Park et de son entretien, de sa relation avec Anne de Bourgh (cette dernière est vraiment attachante d’ailleurs) et bien évidemment, on retrouve de nombreux personnages du roman d’origine, dont les Darcy, le couple Collins, et Lady Catherine (j’avoue que pour cette dernière, je suis un peu mitigée concernant sa personnalité et par rapport à un événement en particulier).

Un des meilleur dérivé de romans de Jane Austen que j’ai pu lire

J’ai donc passé un très bon moment en compagnie de tous ces personnages ! J’ai aimé les touches d’humour, les moments plus tendres, les partis pris intéressants, innovants (par rapport à ce que j’ai pu lire comme austeneries) et plutôt bien amenés. Il y a quelques maladresses, mais très honnêtement, je suis ravie !

Je viens d’ailleurs de voir qu’il y a trois autres livres qui complètent cette série : The last adventure of the scarlet pimpernel, Persuaded to sail et Rosings Park : A story of Jane Austen’s fighting men. Je pense que je les lirai à l’occasion car on retrouve les personnages du premier tome, mais aussi ceux de Northanger Abbey et de Persuasion !

Je conseille vraiment cette austenerie très sympathique qui change un peu de celles qu’on a l’habitude de lire.

Justine

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